Des pyramides de cire d’abeilles, un immense carré de pollen de noisetier. Et encore des cônes de cire d’abeilles magnifiquement superposés…Depuis plus de 30 ans, l’artiste allemand né en 1950 à Metzingen, offre une œuvre inclassable entre le Land Art et l’Art minimal. La rétrospective de son œuvre a parcouru le monde de 2000 à 2002 et il obtint de nombreux prix. Sa personnalité rare, son attitude exceptionnelle, son intérêt pour la culture et la philosophie extrême orientale n’ont aucun équivalent dans l’art d’aujourd’hui. Son art apparaît comme un engagement total, une expérience intense, une dimension spirituelle dont le spectateur ne peut qu’être imprégné.
Son parcours ? Des voyages avec ses parents de la Turquie à l’Inde en passant par l’Iran et l’Afghanistan. En 1968, il commence des études de médecine. Mais la trop matérialiste médecine traditionnelle le dissuade. Et son diplôme en poche, il décide d’être artiste. Tout de suite, les formes et les matériaux du Moyen-Orient prennent place dans son travail. Lait, pollen, cire d’abeille, laque, prennent des formes hautement symboliques comme le rectangle, le carré, le triangle.
Son désir ? Atteindre une sorte d’unité première entre l’homme et l’univers, l’homme et le cosmos au travers d’activités contemplatives comme le tamisage du pollen, le versement du lait… Mais c’est avant tout une beauté superbe et pure, dépouillée et fascinante qui s’offre à nos yeux. Et le spectateur prend tout à coup conscience de sa fragilité, du transitoire, de la plénitude. En quête de l’insaisissable, du sacré, de l’Absolu que touche Wolfgang Laib.
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“Wolfang Laib”
juillet 28, 2008






